• Les Belges considèrent que l’alcool fait partie de leur culture, mais ratent un simple test de connaissances
  • Bien que la conduite en état d’ivresse soit massivement réprouvée, plus de 50 % des Belges l’ont déjà fait
  • Les consommateurs sont en faveur de mesures plus strictes contre l’alcool au volant

Bien que 75 % des Belges pensent que l’alcool fait partie de notre culture, ils savent peu de choses à son sujet. Ce paradoxe est révélé par une étude de Vinum Et Spiritus, la fédération belge du secteur des vins et spiritueux, menée par iVox auprès de 1 000 Belges. Les Belges manquent par ailleurs de cohérence au sujet de l’alcool au volant : ils réprouvent ce comportement en masse mais le font quand même.

L’étude montre dans plusieurs domaines que la dégustation d’un verre fait partie de la vie des Belges. Huit Belges sur dix boivent de l’alcool et trois sur dix en consomment même « plusieurs fois par semaine » ou « quotidiennement ». En outre, 75 % répondent positivement à la question de savoir si « l’alcool fait partie de notre culture nationale ». 64 % des Belges qui boivent disent parfois qu’ils « se détendent vraiment lorsqu’ils boivent un verre » et plus de 40 % trouvent que l’alcool « est souvent un élément des moments heureux de leur vie ».

 

Parmi les Belges qui boivent de l’alcool, 90 % boivent occasionnellement du vin, 80 % de la bière, 64 % des cocktails, 55 % des spiritueux et 49 % du porto, du sherry ou du vermouth. La consommation de bière et de vin varie considérablement, allant jusqu’à 5 à 6 verres à une même occasion. Seuls 2 % des Belges boivent en moyenne 6 verres de vin ou plus à une même occasion, alors que 9 % des Belges déclarent boire en moyenne 6 verres de bière ou plus.

Ignorance

Le fait que l’alcool soit si inextricablement lié à notre identité nationale ne signifie pas que nous soyons bien informés à son sujet. À peine 40 % des Belges ont ainsi obtenu plus de la moitié des points sur un test de connaissances en matière d’alcool. Par exemple, seuls 28 % des sondés savaient qu’un gin tonic contient autant d’alcool qu’une pinte et un Belge sur deux savait quels types d’alcool les jeunes ont le droit d’acheter.

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Geert Van Lerberghe, directeur général de Vinum Et Spiritus, déclare : « Ce dernier chiffre s’explique probablement par la législation très confuse sur l’âge de consommation d’alcool. En conséquence, les mineurs et leurs parents ne savent pas vraiment ce qui est permis ou pas. On peut s’interroger sur la logique de leur interdire d’acheter ou de boire du gin tonic, mais pas des bières fortes. Cette étude renforce notre conviction que tous les types d’alcool devraient être interdits jusqu’à 18 ans, une proposition approuvée par 60 % des sondés. »

 

Réprouver et le faire malgré tout

Non seulement l’alcool est ancré dans notre culture, mais la conduite en état d’ivresse semble l’être aussi. Bien que ce comportement soit réprouvé presque à l’unanimité (88 % des Belges considèrent les conducteurs en état d’ébriété comme « une menace majeure pour notre sécurité et celle de notre famille »), 52 % des sondés qui consomment de l’alcool et ont un permis de conduire reconnaissent avoir déjà conduit sous l’influence de l’alcool. 20 % déclarent même l’avoir fait plusieurs fois et 2 % en avoir l’habitude. En outre, un Belge sur sept trouve acceptable de conduire sous l’influence de l’alcool s’il n’est pas loin de chez lui ou si c’est la nuit. Chose frappante, les hommes (65 %) sont bien plus nombreux à avouer avoir déjà conduit en état d’ébriété que les femmes (37 %).

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Les Belges soutiennent toutefois un certain nombre de mesures très concrètes pour lutter contre l’abus d’alcool au volant. 63 % d’entre eux sont favorables à une tolérance zéro pour l’alcool au volant et 72 % pensent que la vente d’alcool devrait être interdite dans les stations-service. 77 % des Belges titulaires d’un permis de conduire qui boivent parfois de l’alcool sont favorables à l’utilisation d’alcoscans et 88 % trouvent que l’installation d’un éthylotest antidémarrage dans la voiture est une bonne idée, même si la moitié d’entre eux ne pensent pas que cela devrait devenir une obligation légale. 63 % l’installeraient volontairement si des avantages fiscaux y étaient attachés.

 

Assumer ses responsabilités

« Il y a encore beaucoup de pain sur la planche, en particulier dans le domaine de l’alcool au volant », ajoute Geert Van Lerberghe. « En tant que fédération sectorielle, nous ne pouvons pas accepter qu’un si grand nombre de personnes adoptent des comportements qui mettent leur vie en danger, alors même qu’elles les réprouvent par ailleurs. C’est pourquoi nous ne cessons de dire que l’alcool et le volant ne font pas bon ménage avec notre campagne #AlcoolSansBémol. Nous menons des actions de sensibilisation importantes – entre autres en collaboration avec le Fonds Émilie-Leus, – non seulement sur l’alcool au volant, mais aussi sur une consommation d’alcool responsable en général. Heureusement, nous constatons le soutien de la population quant à une approche plus stricte mais ciblée de l’abus d’alcool. »

Vous trouverez plus d’informations sur l’étude et #AlcoolSansBémol dans la section #AlcoolSansBémol du site web de Vinum Et Spiritus.