Comme chaque année, les mois de janvier et février sont invariablement considérés comme le moment idéal pour réfléchir à la consommation d’alcool. Dry January, Tournée Minérale, sont désormais des valeurs établies dans le débat public.
Comment réagissez-vous à cet appel récurrent ? Avez-vous besoin d’un mois sans alcool pour prendre conscience de ses effets sur votre santé et votre bien-être ?
Le secteur des vins et spiritueux n’est pas opposé, par essence, aux initiatives qui incitent les consommateurs à adopter une attitude plus responsable vis-à-vis de l’alcool et à faire des choix réfléchis. Au contraire. Cela correspond parfaitement à ce que le secteur prône depuis des années et pour lequel il fournit aux consommateurs des informations et des outils pertinents. Mais ce soutien ne signifie pas que nous adhérons sans réserve à ce format.
Une consommation modérée d’alcool est tout à fait compatible avec un mode de vie équilibré qui limite les risques pour la santé. Des études montrent en effet que les personnes qui boivent avec modération « vivent au moins aussi longtemps que celles qui ne boivent pas du tout ». Une consommation responsable d’alcool signifie savoir quand l’alcool n’est pas approprié, apprendre à choisir et à doser, et non apprendre à éviter. L’abstinence totale peut bien sûr être un choix conscient, et est recommandée dans des situations spécifiques telles que la grossesse ou la prise de certains médicaments, mais elle n’est pas pour tout le monde la seule, ni nécessairement la plus durable, façon d’adopter un mode de vie équilibré.
C’est précisément pour cette raison que le secteur de l’alcool considère qu’il est de sa responsabilité d’accompagner les consommateurs tout au long de l’année par le biais de campagnes de prévention et de sensibilisation, d’informations claires sur les produits et d’une large gamme de produits de qualité, tant alcoolisés que sans alcool. Ainsi, le consommateur conserve non seulement sa liberté de choix, mais il est également encouragé à faire des choix informés.
C’est peut-être là que le secteur se reconnaît le plus : non pas dans la promotion bruyante d’un mois sans alcool, mais dans le plaidoyer constant et cohérent en faveur de la nuance. Pour la qualité plutôt que la quantité. Pour la conscience de moments agréables plutôt que l’abus. Pour des choix volontaires plutôt que la paternalisme. Et pour une vision de l’alcool qui s’inscrit dans un mode de vie équilibré, tout au long de l’année.
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